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Accueil > Art de vivre Sud de France

Chacun vit à son rythme

Sur la plage ou à l’ombre des platanes, dans des chais viticoles ou sur les sentiers escarpés, en quête de vieilles pierres ou de musiques contemporaines, en goûtant des spécialités ou au contact des traditions. L’art de vivre sous le soleil du Sud se conjugue au pluriel. Témoignages.

Depuis deux jours, le petit groupe chemine sur les sentiers escarpés du GR 66 entre Gard et Lozère.  Lucien, Paule, Martine et Dominique ont quitté Paris, pour s’offrir une série de randonnées sur les chemins du Languedoc-Roussillon. Ils ont la cinquantaine et des métiers stressants. « Dans l’informatique et la médecine …c’est les vacances alors on n’en parle pas », lâche Lucien. « On avait envie de nature, d’espaces préservés, de silence, de  prendre le temps de vivre et de mettre une pointe d’originalité dans notre séjour». Dès le premier soir, l’insolite est au rendez-vous. « Nous avons dormi dans une cabane perchée dans les ramures d’un châtaignier», rigole Dominique avant d’ajouter : « C’était génial…. La nuit, les étoiles filantes se donnaient en spectacle depuis notre lit ».
Le sentier se fait plus raide. Il emprunte une ancienne draille jusqu’au col de Suquet non loin du Vigan. Les chemins forestiers succèdent à de jolis villages.  Après deux jours de marche, le Mont Aigoual et son Observatoire Météo se profilent enfin. «Vivement ce soir» soupire Martine, un brin fatiguée.  Elle sait qu’un apéritif de bienvenue l’attend là-haut à l’auberge. Elle oubliera vite les kilomètres parcourus en dégustant quelques bouts de charcuterie lozérienne accompagnés d’un Muscat bien frais.

Direction le Canal du Midi, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et une péniche amarrée à l’ombre des platanes.  Un super gîte avec jacuzzi sur le pont, écran plat dans un vaste salon et des chambres coquettes. Après une douce nuit bercée par les flots, nouveau départ le lendemain, le long du canal, vers Béziers. Vingt petits kilomètres sur les berges avec de courtes haltes aux écluses. Une journée tranquille avant une nouvelle randonnée de deux jours dans le parc naturel régional des Pyrénées avec l’ascension du Canigou, la montagne sacrée des Catalans et une nuit dans le refuge de Cortalès. Au sommet, les Parisiens sont sous le charme. Tout en bas s’étale la plaine du Roussillon et la mer Méditerranée. « Sublime » s’écrient-ils en cœur. C’est l’heure de déboucher un rosé du Roussillon en picorant quelques anchois de Collioure tout en profitant du coucher de soleil sur les Albères.

Pauses douceurs dans les vignes

Une vigne majestueuse s’accroche à la tonnelle du restaurant posée sur des pilotis. La terrasse baignée de soleil domine l’étang de Thau et ses parcs à huîtres. Confortablement installé, un couple de quadras s’apprête à déguster un plateau de fruits de mer. En face le Mont-Saint-Clair se découpe dans le ciel bleu.
Première journée de vacances pour Nadia et Jean, venus de la région parisienne pour un circuit découverte du vignoble languedocien. «Nous avons flashé sur les vins du Languedoc-Roussillon dans un bar à vin près de la place du Marché Saint-Honoré à Paris. D’où l’idée de ce séjour », explique Jean, le regard perdu dans la robe jaune dorée du vin blanc que le sommelier vient de lui servir dans un grand verre ballon. Au programme de la semaine : découvrir les blancs de l’étang de Thau, les rouges du Pic-Saint-Loup et les vins doux des Pyrénées Orientales. « On a aussi prévu des pauses douceurs et gastronomiques» s’empresse d’ajouter Nadia. Des pauses qui vont conduire ce couple dans les Pyrénées-Orientales. «Nous irons passer une journée à Llo dans les eaux chaudes et sulfurées des bains romains », précise la jeune-femme. Une autre journée détente sur les matelas d’une paillotte de bord de mer figure aussi au programme tout comme des arrêts dans deux ou trois « bons » restaurants de la région, et il n’en manque pas en Languedoc-Roussillon. Ils sont 25 à figurer dans le cercle très fermé des étoilés Michelin.
Le repas s’achève. Nadia et Paul optent pour une balade à pied sur les pentes escarpées du Massif de la Gardiole avant de s’enfoncer dans la cave fraîche d’une grande maison vigneronne pleine de charme.
Le soir venu, direction le gîte. Une maisonnette de pêcheur entourée d’oliviers. Des mouettes blanches portées par le vent du Sud planent dans le ciel azur, symboles d’une douceur de vivre.

Du Moyen-âge à la musique pop

Un hôtel dans la proche banlieue de Montpellier. Tout près de la piscine à l’eau turquoise, installés à une table, à l’ombre d’un mûrier, Philippe et son ami Marc sont arc-boutés sur leur tablette. Ils ont trente ans. « Pourquoi le Languedoc-Roussillon comme destination de vacances cet été ? » A cette question, Philippe, professeur d’histoire médiévale à la faculté de Lyon répond sans hésiter : «A cause du classement de plusieurs sites de la région à l’Unesco ». Une visite au Pont du Gard est programmée pour le lendemain. Carcassonne se sera pour après demain. Chemise et pantalon en jean, Marc, toujours penché sur sa tablette recherche les concerts alentours. Ces deux amis, consacrent la journée au patrimoine, à l’histoire et la soirée, aux concerts. «Partout la région est présentée comme une terre de festivals, c’est aussi une des raisons de notre séjour », indique Marc avant d’ajouter « En plus, ici les spectacles ont lieu dans des sites majestueux… « M » dans les arènes de Nîmes, un opéra dans les remparts de Carcassonne ou une soirée jazz au Théâtre de la Mer à Sète, ce doit-être top ».
Le programme de la semaine presque calé, les tablettes sont rangées dans les sacs à dos. La journée débute par un site classé au patrimoine mondial de l’Humanité : Saint-Guilhem-le-Désert. Un des plus beaux villages de France et une étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. La balade commence par la visite de L’abbaye de Gellone, un joyau du premier art roman languedocien. Elle se poursuit dans les rues pavées du village. Jean pointe du doigt une façade de pierres. « Ici, les fenêtres romanes ou renaissance révèlent l’identité médiévale de la cité », explique Philippe. Après une pause sous le feuillage d’un platane géant planté en 1855, retour sur Montpellier avec un arrêt baignade au « Pont du diable, considéré comme l’un des plus vieux ponts médiévaux français. « Que fait-on ce soir ? », interroge Marc. Les tablettes sortent des sacs : « Il y a un concert au Pont du Gard… ». Ils pique-niqueront sur place, se sustentant de belles tomates des Costières assaisonnées de sel de Camargue, un peu de charcuterie achetée aux halles de Nîmes et de quelques nectarines provenant des Costières toutes proches. Nouveau départ pour une soirée métissée avec des rythmes soul, funk, hip hop, pop, électro et rock sous l’aqueduc romain habillé de lumières bleues et rouges. Marier l’ancien et le contemporain : c’est aussi ça la magie des vacances en Languedoc-Roussillon.

Taureaux noirs et hommes en blanc

Une arène en petite Camargue. Des barrières rouges. Des hommes en blanc au centre de la piste. Et un taureau tout noir qui déboule dans un nuage de poussière. Serge et Jeanine, en vacances dans un camping au Grau-du-Roi, assistent pour la première fois à une course camarguaise. Ils sont venus avec Paul, leur ami de toujours, aujourd’hui installé à Marsillargues et accro à la « bouvine ». Durant la course, il explique l’histoire de cette tradition, considéré en Languedoc-Roussillon comme un véritable sport. « La première course, explique Paul, remonte à 1402. Elle avait été donnée à Arles en l’honneur de Louis II, alors Comte de Provence. »
Un ruban de couleur rouge, deux pompons de laine blanche et des ficelles décorent les cornes du taureau toujours aussi fougueux. Un homme en blanc s’élance. Le taureau le suit dans sa course folle. Le razeteur avec une étonnante agilité bondit sur les barrières. «  Il a réussi à lui prendre le ruban rouge, c’est la cocarde », s’enthousiasme Paul. Serge et Jeanine applaudissent. Une sonnerie de trompette annonce l’arrivée d’un nouveau taureau dans l’arène. Les annonces de nouvelles primes par le speaker rythment la course. Sur le sable de la piste, se déroule un véritable ballet entre les hommes en blanc et les cocardiers.
Pour bien comprendre les traditions camarguaises, Paul avait, le matin, invité ses deux amis à assister à une « abrivado ». Encadrés par les gardians, les taureaux déboulent dans les rues du village. « Les gardians, insiste Paul, doivent rester groupés et ne pas laisser s’échapper les taureaux ». Pas facile. Des jeunes, en effet, s’accrochent aux taureaux et essayent de les faire sortir du triangle formé par les gardians. Grosses bousculades rythmées par les sabots des chevaux sur l’asphalte.
Intarissable, lors de la pause de midi à l’ombre des platanes et attablés devant une gardiane de taureau marinée dans un vin rouge des Costières de Nîmes, Paul explique toutes les traditions de la région : le tambourin, les joutes, la tauromachie, la sardane… Dans la rue, des musiciens en canotiers blancs et maillots jaunes avec leurs trompettes, saxophones et trombones donnent, au petit village, un air de feria. Une autre tradition du Languedoc-Roussillon.